Communiqué CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Par la rédaction le mardi 24 août 2010, 11:33 - L'intersyndicale communique - Lien permanent
Retraites : rien
n’est joué ! Le 7 septembre, imposons nos revendications !
Après les fortes mobilisations du premier semestre, et notamment le 24 juin dernier, les multiples initiatives qui ont ponctué l’été, montrent la détermination des salariés à faire entendre leurs revendications et leurs propositions concernant le projet de réforme des retraites dont le contenu est injuste et inacceptable.
La période estivale a été marquée par la persistance de la crise économique et sociale - la situation du chômage s’aggravant encore notamment pour les jeunes - et par l’annonce de mesures de rigueur supportées essentiellement par l’ensemble des salariés. Le gouvernement poursuit une politique inadaptée en terme d’emplois et de pouvoir d’achat qui accroît les inégalités.
Au moment où le projet de réforme des retraites va être examiné par le parlement, les organisations syndicales rappellent leur ferme opposition à celui-ci. Cette réforme ne répond pas aux enjeux actuels. Les questions d’emploi notamment pour les jeunes et les seniors, celles des inégalités hommes-femmes, de la pénibilité, d’un financement durable appuyé sur une autre répartition des richesses produites, non seulement ne sont pas traitées, mais font porter à plus de 85% les efforts sur les salariés.
La remise en cause des 60 ans avec le report à 62 et 67 ans des âges légaux va fortement pénaliser les salariés et notamment ceux ayant commencé à travailler jeunes, ceux ayant des carrières chaotiques et incomplètes, en particulier les femmes.
Les organisations syndicales considèrent aujourd’hui que rien n’est joué et appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités à poursuivre la construction d’une mobilisation de grande ampleur et à faire du 7 septembre prochain une journée massive de grèves et de manifestations.
Le gouvernement et les parlementaires doivent entendre la mobilisation des salariés et répondre à leurs revendications pour d’autres choix en matière de retraites, d’emploi et de pouvoir d’achat. Les organisations syndicales se réuniront dès le 8 septembre pour analyser la situation et décider des suites unitaires à donner rapidement à la mobilisation.
Le 23 août 2010
















Commentaires
Bonjour,
Je trouve certaines choses systématiquement désolantes, et qui plus est majoritairement propres à la France.
Pour justifier mon intervention, et avant de risquer de me faire lapider sur la place publique, je me permets d'indiquer que je ne suis pas un nanti, que je suis jeune et pleinement conscient de l'ensemble des enjeux socio-économiques actuels, tandis que je possède un diplôme d'ingénieur d'une école faisant partie d'un groupement de "très grandes écoles à renommée internationale) et que je suis sur le point d'obtenir un deuxième diplôme de niveau bac +5 pour une double compétence.
En revanche, ma situation financière est catastrophique (en perpétuelle négociation pour éviter l'interdiction bancaire), et que je vais très certainement devoir pointer aux assedics dans les mois qui viennent grâce à une prospérité du marché de l'emploi sans précédent, et ce malgré la reprise qu'on nous annonce.
Voila qui est fait.
Donc, pour en revenir à nos moutons, mon humble avis ne cesse de se forger à la lecture des nombreux messages et appels de nos amis les syndicats :
Bon sang arrêtez de construire vos messages avec la forme négative !
Cessez de détruire systématiquement (pour la bonne cause) les chantiers mis en œuvre sans proposer derrière de nouvelles fondations venant consolider votre conception de la société idéale.
Remettez en cause le système, mais soumettez en contre-partie des solutions viables adaptées à l'ensemble des réalités complexes de la société et du système sociétal global actuel.
Il existe des pays où chacun a le droit de se lever pour critiquer, sous réserve uniquement de proposer une amélioration de l'existant.
La critique sans la suggestion ne sert à rien, si ce n'est à accroître les conflits.
Le gouvernement, de quelque bord que ce soit, a ses convictions, et réforme selon ces convictions et (la plupart du temps) les convictions des gens qui l'ont élu, ce qui est tout à fait logique.
Si vous n'êtes pas d'accord avec lui, grand bien vous en fasse, ne vous contentez pas de détruire chaque pousse à la racine, mais proposez des réformes applicables.
Les mouvements sociaux en France ont depuis longtemps le don de constituer un parasite stérile, et de ne plus représenter qu'une distraction inutile dont la majorité des gens se passerait volontiers.
Plutôt que de chercher le conflit pour attirer l'attention, car les choses s'arrêtent bien souvent là, légitimez vos discours par la pertinence de vos alternatives de réformes.
Le protectionnisme à tous les niveaux est devenu un virus. Le monde ne va pas bien, la France encore moins. Il faut les soigner.
Je trouve dommage que ce site ne soit pas très mis à jour.
Il faudrait que vous le médiatisez plus !
Et surtout qu'on arrête les discours, qu'on contacte les syndicats, nous salariés, et construisons-là, cette grève générale reconductible !
Je sais pas ce que je trouve le + pathétique, qu'il y ait encore des gens pour suivre (inconsciemment ou non) le discours usé jusqu'à la moelle des syndicats collabos (ça fait que 10 ans que je bosse, mais 10 ans que je lis les mêmes appels réformistes, 10 ans de journées isolées, de promenades urbaines, sans aucun résultat) ou le mec qui fait 2 bac+5 pour se retrouver au chômage... Allez, no contest...
Bonjour,
Manifestement, pour un jeune homme bien diplômé, disposant je suppose d'un capital culturel conséquent, vous ne prenez pas le temps de vous arrêtez sur les contre propositions des différents syndicats qui mobilisent pour le 7 septembre.
Par exemple : Taxer les capitaux pour financer les retraites, ne serait-ce que celle là, a tout son sens, nan ?
Grand bien vous fasse également...
Marrant, je reconnais là une réthorique de droite entendue tous les jours sur i-télé, LCI, etc... Mais votre post sur site démontre peut-être tout simplement votre ... peur de nous ? ;-)))
Syndiquée de base qui aura la joie d'être en grève le 7 et le 8 etc, peut-être aussi... Syndiquée qui a connu la précarité durant 10 ans et qui s'est justement syndiquée et mobilisée à cause, contre cette foutue précarité... Et le truc, c'est que la précarité n'a plus d'âge maintenant, retraités, jeunes, 50tenaires, tous dans le même bateau qui coule. A bon entendeur camarade !
Faire grêve 1 seul jour ça ne rime a rien pour que les chose bouge vraiment il faut faire au minimum 1 semaine de grêve le gouvernement se fou complètement que nous agission 1 seul jour et qu'après tout le monde s'en fou!
il faut attaquer le feu par le feu si les politique n'en font qu'a leur tête c'est que pour eux faire 1 seul jour de grève c'est une plaisanterie. Une semaine voir plus non seulement le gouvernement vas être obliger de coopérer mais en plus accepter les revendication des salarier des étudiant des chaumeur ...
Il faut attaquer comme les producteur de lait ne pas l'acher l'affaire!!
1 JOUR = RIGOLADE
1 SEMAINE = DES AVANTAGES
ce n'est pas en disant on veut ceci que l'on aura ce que l'on veut 1 jour c'est vraiment une plaisenterie 1 semaine c'est une preuve que les salarier veule vraiment défendre leur retraitres
si vous tenez vraiment a sauver vos retraitres attaquer en force en plusieur fois pandant plusieur jours
DÉFENDONS NOS RETRAITE !
!!!
Pour faire avancer le nombre de signataires:
http://cailloutendre.unblog.net/?p=...
Bonjour, et merci pour vos réponses, car à vrai dire je m'attendais à plus de virulence.
Oppong : Je ne vous le fais pas dire.
Base : Je comprends tout à fait votre mobilisation, et je ne la remets pas du tout en cause. Dans mon commentaire, je remets juste en question une guérilla qui pour moi est stérile depuis des années.
Contrairement à ce que mon message peut (ou pourrait) laisser transparaître, je n'appartiens à aucun bord politique défini, et je ne regarde aucune des chaînes que vous citez, car leur message est bien trop teinté. De plus, je suis un lecteur invétéré du périodique Marianne, qui se fait un malin plaisir à systématiquement mettre les pieds dans les plats gouvernementaux, politiques et économiques.
J'estime cependant qu'une bipolarisation aussi caractérisée que celle qui existe en France (tellement ancrée dans les mœurs, comme s'il n'existait rien d'autre de possible), n'a fait que démontrer ses implications néfastes sur le système. Tout comme cette aberration qui consisterait pour un parti (les Verts, pour ne pas le nommer) à se catégoriser dans un coin de l'extrême gauche, tandis qu'ils défendent en premier lieu des principes universels. Ne gagneraient-ils pas à faire entendre et à se crédibiliser en permettant d'adopter cette cause de façon nationale, cela en étant plus ouverts aux consensus?
La vie n'est pas bipolaire, il n'existe pas le Bien et le Mal, c'est tellement plus complexe. A l'échelle d'un être humain, elle est constamment jalonnée de consensus. Cela ne devrait-il pas être la même chose à l'échelle d'une société, et ce dans le but de satisfaire un intérêt général tenant compte de toutes les contraintes individuelles ?
Pour en revenir à la cause défendue par cet appel, vous citez la proposition de taxer les hauts revenus et les capitaux. Ceci n'est pas une contre-réforme, mais une proposition déjà envisagée par le gouvernement et la majorité, qui viendrait en appui de l'allongement de l'activité professionnelle.
Mais savez-vous que plus de 30% des capitaux sont déjà taxés, à hauteur de la quasi-totalité du rendement de l'épargne et du patrimoine des français?
De plus, vous n'êtes pas sans savoir que la proportion de personnes âgées ne cesse d'augmenter. Ne trouvez-vous pas paradoxal de demander à conserver la durée légale de cotisation pour les retraites, alors que d'un autre côté la proportion de population active apte à cotiser pour ces retraites continuera de chuter, en entraînant nécessairement avec elle la chute du montant des retraites?
N'oublions pas également que toutes les études démographiques montrent (et là je ne tiens pas mes sources de discours politiques) que l'espérance de vie active en France et dans la majorité des pays augmente tout autant que l'espérance de vie.
Pourquoi ne pas profiter de cela?
Pourquoi se fermer une solution, qui certes remet en cause un certain nombre de fondements et d'avantages durement acquis, mais qui pourrait combler efficacement et rapidement le déficit qui ne cesse de se creuser, tout en permettant aux français de gagner plus et plus longtemps?
Cordialement
je re-cite "peut-être tout simplement votre ... peur de nous". Votre message apparait très clairement... vous voulez faire peur... il est clair que c'est extrêmement constructif!!!
Je rejoins BUILD A BETTER WORLD qui dans son discours reste très respectueux... ce qui n'est visiblement pas le cas de votre réponse. Il me vient une question... à quel âge est atteint la retraite dans nos autres pays européens? Connaissez-vous les conséquences financières et économiques d'une telle grève pour le pays, les entreprises et les employés. N'est-ce-pas se tirer une balle dans le pied? Si votre but est juste de stopper... alors oui le but est atteint... si le but est de construire et d'aider son pays et les Français... j'en doute très fort... Enfin le fait de faire grève de façon systématique ne va-t-il pas contre la force même de la grève? Je parle bien de cette habitude de faire grève à tout va!
Pour votre information moi je n'ai pas peur... j'ai honte de ce genre de comportement puéril! à l'heure ou la situation économique est grave il ne s'agit pas de faire la grève mais de redoubler d'effort!
A build a better World :
Certes « la vie » ce n'est pas le « Bien et le Mal », mais ce sont des classes sociales qui s'affrontent entre elles pour le partage des richesses produites (une vision de « la vie » qui ne doit pas beaucoup, il faut bien le dire, être développée dans Marianne, périodique de Centre-Droit si il en est).
C'est bien ça le moteur de l'histoire, ou « de la vie », et non pas le « consensus » .
Comment accepter un quelconque consensus d'ailleurs, quand la classe qui est au pouvoir tente d'exploiter, avec cette « reforme des retraites », encore un peu plus ceux qu'elle domine déjà ?
Car, en ce qui concerne ce fameux « déficit qui ne cesse de se creuser », il ne faut pas perdre de vue la raison pour laquelle il « ne cesse de se creuser » justement : et non non, ce n'est pas à cause de « l'allongement de l'espérance de vie » (petite musique reprise dans tous les médias, et sans doute dans Marianne), mais bien à cause de la crise qui s'est déclanchée fin 2007, début 2008. En 2006 (avant la crise), le déficit du système de retraite s'élevait à 2,2 milliards d'euros. En 2008, c'était 10,9 milliards. En 2010, selon les prévisions du COR, ce sera 32,2.
Autrement dit, en affirmant que le déficit est lié uniquement à l'augmentation de l'espérance de vie, il y a bien une classe, celle au pouvoir alliée aux détenteurs de capitaux, qui essaye de faire payer la crise économique et sociale (qu'elle a provoquée), aux classes moyennes et populaires... Eux, ils ne cherchent pas « l'intérêt général », mais bien leur « intérêt particulier » ! Et le truc, c'est qu'ils le savent...
Très cher GR,
Premièrement, expliquez moi d'où vous pouvez tenir que Marianne est un périodique d'orientation Centre-Droit, alors que Kahn est centriste affirmé et que sa rédaction a une légère tendance à pencher à gauche. Cependant cela n'est aucunement le sujet du débat développé ici.
Deuxièmement, lorsque j'affirme ne pas tenir une source d'un discours politique, cela exclut également les sources telles que celle citée ci-dessus. En outre, je ne parlais pas d'espérance de vie, mais d'espérance de vie "valide", qui ne tient pas compte des années végétées du fait de la perte d'autonomie.
Or cette durée de la vie "valide" augmente au moins autant que l'espérance de vie.
De plus, je n'ai jamais affirmé, comme vous semblez le dire, que le "déficit qui ne cesse de se creuser" est causé par "l'allongement de l'espérance de vie" (avec la petite musique si vous le souhaitez, car c'est effectivement ce discours-là qui est tenu par nos chers amis du gouvernement).
En revanche, sachant que ce phénomène ne fait que s'accroître, je vous demandais si rester bloqué sur les positions que vous défendez aujourd'hui n'allais pas accélérer la croissance du trou des retraites, et la baisse inéluctable du montant des retraites.
C'est très louable de défendre des avantages durement acquis, mais comment proposez-vous en échange de palier ces problèmes de façon viable sans condamner économiquement le pays plus qu'il ne l'est déjà?
Pourquoi ne semblez-vous pas réaliser qu'une société socialement avantageuse ne peut l'être que si elle est associé à un système économique correctement balancé conscient de l'environnement qui l'entoure (autant que de celui qui le constitue)?
Concevriez-vous une entreprise qui centre son activité uniquement autour de la vie de ses employés et celle de ses clients sans se soucier un instant de l'environnement concurrent (direct ou indirect)?
Je ne défends pas le gouvernement actuel, mais tout comme lui, et tout comme vous, j'ai l'impression qu'on n'a plus besoin de démontrer qu'il y a des choses à améliorer.
Or on ne peut pas envisager de réformer un seul élément de ce système sans remettre en question le reste.
Ce serait comme essayer de renforcer une chaîne fragilisée en ne changeant qu'un seul de ses maillons.
Donc pour imaginer un changement d'une telle ampleur, il faut en premier lieu concevoir une vision macro globale, pour ensuite projeter des actions locales micro.
A l'inverse, comment justifiez-vous que vos actions n'attaquent les réformes qu'une par une, sans à chaque fois les appréhender dans leur environnement macro?
Finalement, pour finir, n'hésitez pas à critiquer, mais soumettez des idées implacables dont l'évidence ne fera que pliez le gouvernement.
"Proposez, proposez", qu'il disait, "mais proposez bien, et proposez grand !"