Le site d'information Médiapart affirme jeudi 14 octobre que la réforme des retraites pourrait favoriser les intérêts du groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n'est autre que Guillaume Sarkozy, le frère du chef de l'Etat.
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En résumé, donc Nicolas nous fait les poches pour Guillaume:

(résumé de l' excellent article de Laurent Mauduit dans Médiapart)

 

            On pourrait presque croire à une exagération mais non ! On savait que Sarkozy appliquait consciencieusement les consignes du MEDEF pour casser le système solidaire des retraits par répartition pour que les capitalistes n’aient plus à payer les salaires indirects (cotisations sociales) que sont les retraites et les remboursements de la Sécurité sociale.

            En conséquence, on sait aussi que de casse en casse (1993, 2003, 2007, et maintenant 2010) les retraites des salariés baissent et vont baisser.

            Ce qu’on savait, c’est qu’en cassant le système solidaire, l’autre objectif du MEDEF était, coup double, de se remplir les poches avec les cotisations individuelles d’épargne de salariés qui espèrent limiter la baisse de leurs retraites même s’ils savent (logique et expériences historiques multiples à l’appui) qu’il s’agit d’une loterie et qu’on y perd plus souvent que l’on y gagne.

            Ce qu’on pouvait plus difficilement imaginer, c’était que l’Etat lui-même allait refiler le gâteau et qu’en prime, le requin en chef serait le frère même du Président de la République !

            Tout d’abord, l’incroyable qui devrait nous faire penser à la faillite argentine organisée par le gouvernement : le fonds de pension à qui le gâteau est promis, qui va naître au 1er janvier, est constitué à 50/50 d’une société privée (le groupe Malakoff Médéric) et… de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) qui est la banque publique de l’Etat chargée d’assurer les retraites par répartition !

            Enfin, peut-être pour que l’on pense qu’il s’agit d’une blague, le dirigeant du groupe Malakoff Médéric n’est autre que Guillaume Sarkozy, ex n°2 du MEDEF et frère de notre omniprésident.

            Il est plus qu’instructif pour connaître l’avenir qu’ils nous promettent de lire les rapports (confidentiels) illustrant le racket attendu par les dirigeants du futur fonds de pension : ils ont calculé le montant de la baisse de nos retraites et évaluent leur part de marché en 2020 à 40 milliards d’euros (hypothèse pessimiste) ou 110 milliards d’euros (hypothèse optimiste). Après avoir rappelé que les retraites actuelles des salariés pèsent 180 milliards d’euros pour situer l’arnaque, il est instructif de lire leurs hypothèses : la pessimiste consiste à imaginer que les salariés vont compenser leurs pertes de retraite en utilisant à 100% les possibilités autres que l’épargne (continuer à travailler en retraite ou vendre le patrimoine familial) ; l’optimiste consiste à penser que ces autres possibilités ne seront utilisées qu’à 50%. On comprend que la génération qui arrive actuellement à la retraite se trouvera plus dans la première hypothèse que la génération suivante. Les perspectives d’avenir pour les poches de Guillaume sont donc flamboyantes aux dires des scénaristes patronaux.