Blocage du centre commercial Carrefour de Quimper le 11 novembre
Par la rédaction le vendredi 12 novembre 2010, 17:00 - Pas d'armistice - Lien permanent
Environ soixante-dix manifestants bloquent les accès du centre commercial
Carrefour, à Quimper, depuis 9 heures ce jeudi matin.
Des caddies empilés et des feux allumés devant toutes les entrées. Environ
soixante-dix manifestants bloquent les accès du centre commercial Carrefour, à
Quimper, depuis 9 heures ce jeudi matin. Un mouvement à la fois contre la
réforme des retraites et en solidarité aux hôtesses de caisses obligées, selon
les manifestants, de travailler un jour férié.

Les manifestants sont des membres du nouveau parti anticapitaliste (NPA), de
force ouvrière (FO), de Solidaires, de la confédération nationale du travail et
des militants non affiliés à aucune organisation. Pour l’heure, ils n’ont pas
dit combien de temps ils comptaient maintenir leur blocage.
Aux abords du centre commercial Carrefour, la situation est assez désorganisée.
Beaucoup de clients arrivant en voiture se contentent de faire demi-tour. Parmi
eux, certains sont solidaires, d’autres non.
Dans la galerie commerciale, les commerçants indépendants sont très en colère.
«Nous allons perdre toute la marchandise préparée ce matin», tempête le gérant
de la cafétéria Casino. «Est-ce que c’est normal de bloquer l’entrée ? On y est
pourquoi dans tout ça ?», l’appuie un boucher indépendant du centre.
Le directeur de Carrefour, Guy Le Goec, rappelle, lui, que «la vingtaine
d’hôtesses de caisses qui travaillent aujourd’hui sont volontaires. Elles ont
la possibilité de rattraper un jour et sont payées double.»
Les manifestants ont levé leur blocage devant Carrefour vers 12 heures
Les quelque soixante-dix manifestants qui bloquaient les accès du centre
commercial Carrefour, à Quimper, depuis 9 heures ce jeudi matin, sont partis
vers 12 heures. Ils s’opposaient à la fois à la réforme des retraites et au
travail les dimanches et jours fériés. Dans la galerie commerciale, quelques
commerçants indépendants n’ont toutefois pas attendu la levée du blocage. Et
ont préféré, très en colère, fermer leur boutique pour la journée.
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